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Avant toutes choses, ne nous trompons pas, les « effets spéciaux » ne sont ni de la « lumière » ni du « son » ni de la « post production », informatisés ou non, et encore moins de la magie, même si le résultat obtenu est très souvent magique.
Les SFX permettent de substituer une technique à une réalité et d’y glisser sa touche artistique.
La dimension des SFX est aussi vaste que peut l’être l’imagination humaine.
L’appellation professionnelle est « Effets Spéciaux », « SFX », « FX » ou « Special Effect ».
Nous trouvons l’origine des SFX principalement dans les évènements climatiques comme le vent, la pluie, la neige, le feu, ainsi que toutes les conséquences directes de ces éléments que sont la tempête, qu’elle fût de pluie ou de neige, la fumée qui entraîne des effets annexes et connexes comme nous les trouvons dans la nature.
Voici un exemple : L’explosion d’un volcan produira du feu, de la fumée, des projections de cailloux, de la poussière, de la lave. Toutes ces manifestations peuvent être reproduites dans les films à grand spectacle et des SFX de type PAO CAO (effets assistés par ordinateur).
Les « Effets Spéciaux » sont un savant mélange de réalisme, d’art, de technique et de sécurité, qui varieront suivant le budget disponible.
Aucune école ne forme à cette spécialité artistique et technique. Seuls l’envie, le goût artistique, de bons supports bien adaptés, la réflexion et la volonté seront primordiaux, sans oublier de se faire guider et conseiller par des personnes compétentes et d’expérience.
Il existe deux grandes familles dans le monde des « Effets Spéciaux » :
Le « Cinéma » et le « Direct Live ».
Il est évident que dans le domaine du cinéma, les techniques apportées seront différentes s’il s’agit d’un film se situant à l’époque de Neandertal (faux sang après un coup de gourdin), ou pour un long métrage du style de « Borsalino » (mitraillages et impacts de balles sur le corps et autres explosions) ou bien encore pour un scénario futuriste (effets nucléaires et bagarres à coup de laser sur des humains 100 % bioniques).
Vous aurez donc compris que nos « Effets Spéciaux » ont eu besoin d’évoluer techniquement et technologiquement avec le temps et les demandes.
De nombreuses machines ont été détournées de leur utilisation première, comme par exemple des turbines compactes et puissantes destinées au transport du grain, dont nous nous servons pour projeter des confettis.
Quand auparavant nous utilisions deux silex pour faire des étincelles, aujourd’hui de la poudre d’artifice et un allumeur électrique sont nécessaires pour réaliser un simple effet comme des centaines.
Par l’effet du hasard, un extincteur nous a permis de créer des jets de fumée CO2 lors d’un spectacle.
Et la liste est longue…
Mais revenons au cinéma et au direct live.
Deux domaines, deux techniques, deux spécialités, deux esprits qui ne se croisent que très rarement.
Le temps nécessaire pour réaliser un film peut aller de 5 jours pour un court métrage (petit budget) à 9 mois pour une production comme « Astérix ».
Un direct live peut durer de 1 journée à 8 jours, voyage inclus.
Sur un film il est toujours possible de refaire une séquence insatisfaisante.
S’agissant d’un direct live, qu’il fût au théâtre, à l’opéra, sur un stade sportif, pour une émission TV, pour des comités d’entreprise ou dans un parc d’attraction, si un effet est raté, le show continue jusqu’à son terme, et même sans nous.
Le nombre d’effets spéciaux possible étant assez limité, leur conjugaison et les variétés de leurs mises en scène permettent de l’augmenter.
Si vous possédez des effets pyrotechniques de scène argent de 1 seconde et de 35 pieds (11 mètres) et qu’il est impossible de les utiliser verticalement, il suffira de les installer horizontalement pour obtenir un résultat étonnant et magnifique.
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